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Synthèse du Programme d’Urgence pour Bâtir le TOGO du candidat Gilou Wisdom GBEASSOR

Posted on 04 décembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Togolaises, Togolais, J’ai décidé de me porter candidat et de solliciter vos suffrages à l’élection présidentielle de Février 2010 au Togo, un rendez-vous essentiel pour notre avenir. Cette candidature qui est un défi et un espoir pour tous s’impose à moi, avec détermination et humilité. C’est l’engagement d’un homme libre et de conviction qui croit aux valeurs et symboles de la République : Travail, Liberté, Patrie.

Mais avant de vous présenter notre projet de société, je vous invite à respecter une minute de silence pour rendre hommage à toutes les victimes arrachées brutalement à leurs familles et proches. Nous nous devons de faire en sorte que ces sacrifices pour notre indépendance, notre liberté et la démocratie ne soient pas vains et oubliés dans les méandres de l’histoire de notre patrie.

Mes chers compatriotes, il est temps de s’engager maintenant afin d’accomplir les réformes indispensables pour améliorer rapidement la vie quotidienne de chacune et de chacun d’entre nous.

1. Il est urgent d’instaurer la Ve République Togolaise pour restaurer l’autorité de l’État et accroitre l’efficacité de l’action gouvernementale

Notre constitution a vécu. Elle est devenue obsolète et vidée de sa substance en raison du caractère anachronique du régime qui n’est au fond ni présidentiel, ni parlementaire, ni semi-présidentiel. Modifiée près d’une trentaine de fois, elle ne correspond plus à l’esprit consensuel et à la lettre de la loi fondamentale adoptée par référendum le 27 Septembre 1992. Nous devons changer le système et le régime politique pour donner l’impulsion nécessaire à la modernisation de notre pays et de ses institutions.

Les orientations que nous proposons sont les suivantes :

  • Régime Présidentiel avec le Président de la République chef du gouvernement et des armées qui définit et conduit la politique de la nation, au service des citoyens
  • Séparation stricte des pouvoirs, indépendance totale de la justice, renforcement du pouvoir législatif et de la liberté la presse.
  • Le Président de la République et les députés seront élus lors d’un scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois.
  • Il n’y aura ni sénat, ni sénateurs !
  • Interdiction de cumuler des mandats (électifs, exécutifs, conseil d’administration des entreprises)
  • L’État sera décentralisé avec des compétences nouvelles et accrues pour les régions.
  • Transparence et performance de l’administration et rentabilité des entreprises publiques, rigueur de gestion, créativité, volontarisme.
  • La corruption et la gabegie, c’est fini ! Place à la transparence et à la bonne gestion.
  • Améliorer le cadre électoral.

Plus spécifiquement, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2010, je demande à la classe politique togolaise de se ressaisir et d’engager sans délais les négociations pour l’abrogation pure et simple des dispositions discriminatoires contenues dans la constitution. Il s’agit des conditions d’éligibilité, le mode de scrutin et la limitation des mandats présidentiels.
Je demande aussi à tous les candidats de s’engager personnellement à ne pas tricher, et d’inviter tous leurs militants également à ne pas tricher ! Là est le fond du problème et nulle part ailleurs. Moi, je m’y engage !

2. Il est urgent de promouvoir nos ressources humaines et nos compétences dans le domaine de l’éducation nationale, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche pour mettre un terme à l’insécurité socioprofessionnelle

Élève, étudiant brillant aujourd’hui, chômeur demain ? Cette chaine doit être rompue !
Je rends hommage aux enseignants qui continuent de faire des miracles au quotidien malgré les conditions pénibles de travail et les moyens dérisoires dont ils disposent.
Nous devons engager une réforme en profondeur de tout le système éducatif, axée sur la qualité de l’enseignement, l’amélioration du taux de réussite scolaire, la réduction à néant de la déscolarisation, et l’adéquation de la qualification professionnelle avec les réalités du marché du travail. Plus concrètement la réforme doit viser à :

  • Respecter les dispositions constitutionnelles d’obligation et de droit à l’éducation qui doivent devenir une réalité pour tous les jeunes de moins de 15 ans. Aucun enfant, aucune jeune fille ne doit sortir du système éducatif sans obtenir un diplôme, une formation ou une qualification professionnelle.
  • Améliorer la qualité de l’enseignement, de l’éducation et de la formation scolaire et universitaire. L’objectif est d’atteindre une forte scolarisation à tous les stades de la vie scolaire à savoir 100 % pour le primaire, 75% pour l’enseignement secondaire, et un taux de réussite proche de 80% à tous les examens. (Nous avons un taux de redoublement supérieur à 30%, l’un des plus élevés d’Afrique, doublé d’inégalité de réussite pour les filles).
  • Désengorger les écoles primaires publiques suite à la décision de supprimer les frais d’inscription, en mettant en place un contrat d’engagement de scolarisation avec les écoles primaires du privé et de l’enseignement confessionnel et laïc avec l’obligation de plafonnement des frais d’inscription pour les élèves.
  • Prendre les mesures adéquates pour limiter à 35 le nombre de places autorisées dans les salles de classe surchargées. Les établissements scolaires disposeront d’une dérogation transitoire. Durant cette période les équipes enseignantes seront renforcées par des assistants scolaires qui seront intégrés à terme dans la fonction publique.

De plus :

  • Nous lancerons un vaste programme immobilier (État et Régions) pour la construction des établissements scolaires avec la planification adéquate dans le cadre de la loi sur la décentralisation.
  • Nous mettrons le paquet pour le développement des lycées professionnels et techniques. L’apprentissage en alternance sera généralisé avec des stages pratiques en entreprise pour aguerrir les jeunes aux réalités du marché du travail.
  • Enfin, nous mettrons en place une allocation de 13emois, remboursable en 1 an pour tous les parents d’élève. Cette allocation sera versée le 1er septembre de chaque année pour permettre aux parents de faire face aux dépenses de rentrée scolaire des enfants.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur et de la recherche, nous devons :

  • Réhabiliter les universités de Lomé et de Kara, puis construire une 3eme université moderne bien équipée à l’intérieur du pays avant 2015. L’accent sera mis sur la formation et la recherche pour les universitaires de haut niveau dont nous avons besoin pour notre développement.
  • Revoir l’attribution des bourses d’études et les aides scolaires aux étudiants.
  • Créer un contrat d’avenir professionnel de 2 ans garanti et financé en partie par l’État dans l’administration, les entreprises publiques et en partenariat renforcé avec les entreprises privées qui bénéficieront d’exonération de charge pour tous les jeunes diplômés embauchés.

3. Il est urgent de créer 500 000 emplois d’ici 2015 pour lutter contre le chômage qui touche +35% de la population active, d’augmenter les salaires de 25% pour réduire les inégalités sociales et lutter contre la vie chère

Nous devons :

  • Créer 100.000 emplois chaque année pour faire baisser le chômage des actifs d’aujourd’hui et à terme 150 000 pour faire face aux besoins des 2.500.000 élèves qui arrivent d’ici quelques années sur le marché de l’emploi. Ces emplois seront crées dans l’administration, dans les collectivités, au sein des entreprises privées et dans tous les secteurs socioéconomiques à fort potentiel de main d’œuvre.
  • Encourager et accompagner l’auto entreprenariat des Togolais : C’est la seule voie de sortie de crise pour l’avenir.
  • Réduire le train de vie de l’État, accroitre les recettes fiscales et budgétaires et consacrer 50% du budget à l’investissement et à l’innovation.
  • Augmenter les pensions de retraite et les salaires de base de 25%, plafonner celui des dignitaires et directeurs des entreprises publiques pour réduire les inégalités salariales.
  • Supprimer les taxes sur les produits de première nécessité et instaurer une contribution de solidarité pour les plus fortunés.
  • Assainir le cadre du microcrédit : Les taux d’intérêt de +15% pour les crédits à la consommation (dits revolving) entrainent l’endettement et à la paupérisation.
  • Consacrer 50 Milliards CFA (moins d’un milliard aujourd’hui) par an à la micro-finance pour les projets d’initiative professionnelle et de création d’emploi. Les partenaires en développement seront mis à contribution. Les taux d’intérêt seront plafonnés à 5%.
  • Faciliter l’accession à la propriété par la mise en place d’un crédit foncier à un taux modéré.
  • Faciliter l’accès au crédit à un taux préférentiel pour la première entreprise du Togo « les artisans et le commerçants du secteur informel ».

4. Il est urgent de mettre en place une politique de santé publique pour garantir à chaque citoyen un droit d’accès à un hôpital ou centre de soins de qualité, à moins de 5 km de chez soi pour se soigner

Lorsqu’un patient arrive à l’hôpital, on lui demande d’abord de payer l’acte médical et les médicaments pour bénéficier des soins d’urgence. S’il n’a pas les moyens, il n’est pas pris en charge. Lorsqu’il est en mesure de payer, les hôpitaux sont démunis ! Ce n’est pas acceptable. Nous devons :

  • Garantir l’accès rapide et la prise en charge du service médical d’urgence de base à tous les Togolais dans les hôpitaux rénovés, bien équipés avec du personnel médical bien formé chaque année.
  • Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) d’ici 2015 dans le domaine de la santé et plus précisément « Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans » et « Améliorer la santé maternelle ».
  • Éradiquer les maladies contagieuses, épidémiologiques et pandémiques
  • Promouvoir la médecine et la pharmacopée traditionnelle et veiller à améliorer le contrôle de qualité des produits en collaboration avec la médecine moderne.
  • Encourager l’utilisation des médicaments génériques et combattre le fléau de la contrefaçon et de la vente illicite des médicaments.
  • Les jeunes diplômés des facultés de médecine et les infirmiers souhaitant s’installer à leur compte bénéficieront d’un cadre adapté de financement.
  • Un 4e CHU ultra moderne sera construit avant 2015.

Enfin, Il faut rappeler que le SIDA tue dans le monde et encore plus au Togo !
Nous devons consacrer davantage de moyens pour combattre sans relâche le fléau du SIDA. Avec un taux de prévalence compris entre 3,2 et 5,6% (8,3% à Lomé) suivant les sources, le Togo est dans la catégorie des pays à épidémie généralisée. Seuls 9.000 malades sur 27.000 bénéficient réellement des traitements antiviraux selon les chiffres de l’ONUSIDA.

  • Tous les porteurs du virus du SIDA sans exception doivent être pris en charge avec la garantie de l’accès aux traitements antiviraux trithérapie gratuits.
  • .Intensifier la sensibilisation et le dépistage, Faire la chasse à l’insouciance de la population face aux comportements à risque sur le SIDA.

5. Il est urgent de développer et de généraliser la couverture médicale mutualiste avec un système de répartition pour permettre aux adhérents de bénéficier d’une prise en charge des soins de santé

Pour être efficace, le dispositif de santé publique doit être complété par des mutuelles dans à tous les secteurs de l’activité socio-économique, avec pour seul but d’apporter les soins de bases aux membres adhérents.
Nous devons :

  • Mettre en place rapidement l’adhésion obligatoire à une mutuelle pour tous les fonctionnaires, les salariés du secteur privé, les élèves et étudiants afin de garantir l’accès et la prise en charge complémentaire des soins de base et d’urgence.
  • Instaurer sur la base du volontariat l’adhésion à une mutuelle aux artisans et commerçants du secteur informel et aux coopératives agricoles.

Les soins seront ciblés en fonction des priorités de santé et doivent à minima inclure les cas suivants :

  • La protection maternelle et infantile (accouchement, péri-natalité, IVG)
  • Les vaccinations et le traitement des crises de paludisme
  • Les accidents domestiques, de la voie publique et la traumatologie
  • Les infections parasitoses et la gastroentérite

6. Il est urgent de garantir l’accès à l’eau potable pour tous les foyers togolais car l’eau c’est la santé, l’eau c’est la vie !

Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le gouvernement a adopté « le code de l’eau » et lancé un « ambitieux » programme prioritaire qui doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable d’ici 2015 ! Ce n’est pas acceptable.

Nous devons :

  • Réaliser un vaste projet d’envergure sur 5 ans avec pour objectif en 2015 de garantir l’accès à l’eau potable à 100% des Togolais résidant dans les zones urbaines, 80% en zone rurale.
  • Améliorer les conditions d’investissement pour apporter les financements importants et moderniser le secteur afin que l’État reprenne en main la TDE qui sera adossée à un ou plusieurs groupes internationaux spécialisés dans l’approvisionnement, la gestion et le traitement de l’eau dans le respect de l’environnement.

7. Il est urgent d’apporter l’électricité dans tous les foyers avec le lancement d’un projet d’électrification d’envergure nationale pour atteindre un objectif de production de 500 Mw en 10 ans

Aucun pays n’a réussi à se développer dans l’obscurité ! Les togolais en attente de ce service public sont dans le noir ou subissent des délestages ; nous sommes le pays le plus mal électrifié de la sous région ouest africaine !
Notre devoir c’est de repenser intégralement la politique énergétique du Togo pour régler rapidement le problème structurel d’approvisionnement et notre dépendance chronique par le développement et la diversification des sources énergétiques. Nous devons :

  • Construire de nouvelles centrales hydrauliques locales de taille plus modeste et sécuriser la maintenance des équipements de transports et de distribution d’électricité.
  • Renégocier l’augmentation de la participation du Togo (aujourd’hui 2%) dans le capital du consortium West African Gas Pipeline (WAGP) pour veiller à ce que le principe d’équité soit respecté en matière de régulation, d’approvisionnement et de distribution des énergies.
  • Exploiter intégralement le potentiel éolien de notre territoire par la création d’une zone de développement éolien sur le littoral et la région côtière maritime avec une capacité de production de 30 MW d’ici 5 ans puis 100 Mw d’ici 10 ans.
  • Initier avec nos partenaires la construction de centrales solaires dans chacune des régions d’une capacité de 20 MW.

Nous devons nous assurer que :

  • L’État devienne le moteur ce changement radical de développement des énergies renouvelables qui deviendront les normes de toute construction nouvelle dans le secteur public.
  • Pour particuliers et les entreprises : Nous encouragerons l’installation de panneaux solaires pour ceux qui disposent de moyens conséquents. La TVA sera réduite sur ces équipements.

8. Il est urgent de moderniser le secteur agricole, l’élevage et la pêche pour faire de nos paysans de vrais entrepreneurs du grenier alimentaire, poumon de l’économie Togo

Il faut arrêter de faire croire à nos cultivateurs que nous allons pouvoir nourrir toute la population togolaise et faire des exportations de produits de notre terroir avec des outils rudimentaires, sans structures d’expérimentation, sans formation. L’agriculture est considérée comme le moteur de l’économie togolaise mais nous n’avons presque pas de lycées agricoles ! Pour réussir la transformation de ces secteurs vitaux pour le développement et la croissance, nous prenons l’engagement de :

  • Subventionner massivement tous les secteurs de production et de commercialisation des produits locaux et parallèlement augmenter les taxes sur les produits importés pour protéger nos populations rurales fragilisées par une concurrence déloyale des pays riches.
  • D’accompagner les cultivateurs et les paysans par la formation aux nouvelles techniques d’irrigation maitrisée et de production des cultures et céréales pour devenir des agriculteurs, chefs d’entreprise performants.
  • Intensifier le développement de l’agriculture biologique certifiée et le tourisme vert.
  • Construire 20 lycées agricoles répartis sur l’étendue du territoire en 5 ans.
  • D’encourager la construction d’industries de transformation et de conservation des produits de base.
  • Faciliter la mise aux normes sanitaires et règlementaires des usines et des industries pour l’exportation.

9. Il est urgent d’intensifier la modernisation et la construction des infrastructures de transports pour la circulation des personnes des biens et des marchandises pour accélérer le la croissance économique du Togo

Nous devons lancer sans délai les projets de grands travaux d’infrastructures routières et ferroviaires, sources de création de milliers d’emploi pour les Togolais. Avec l’aide des bailleurs de fond et de la communauté internationale nous devons :

  • Rénover et mettre en conformité les routes existantes avec les normes universelles de la sécurité routière.
  • Construire de nouvelles routes praticables en toutes saisons avec pour objectif le maillage et la couverture intégrale de territoire pour désenclaver nos villages et rapprocher les citoyens.
  • Toutes les routes express desservant les grandes agglomérations seront de deux fois 2 voies.
  • Rétablir à minima les voies de chemin de fer héritées de l’époque coloniale.

Pour les grandes agglomérations, notamment la ville de Lomé, nous devons repenser globalement la desserte et la circulation et concevoir l’urbanisation de la capitale avec une vision sur 20 ans.

  • Les transports en commun qui ont déjà fait leur preuve dans d’autres agglomérations africaines comme les tramways, seront progressivement mis en circulation.

10. Il est urgent de redonner à notre armée et à nos forces de sécurité leur véritable mission de servir la nation , de garantir la sécurité pour tous et de protéger les citoyens

Les forces de sécurité intérieure et de défense nationale doivent respecter les principes de la République. Elles ne sont ni au-dessus ni en-dessous des lois de la République et comme tout citoyen, ou institution de l’État, elles doivent être soumises à l’autorité politique légitimement élue.

  • Notre armée doit devenir une armée Républicaine, forte, exemplaire et respectée ici autant que par delà les frontières si elle exerce sa véritable mission de défense du territoire et de protection des citoyens. Elle sera associée aux programmes de développement dans lesquels leurs compétences sont clairement établies.
  • Nous veillerons à ce que les missions claires et précises et les moyens de nos forces armées soient discutés et votés à l’Assemblée Nationale dans le cadre d’une loi de programmation militaire sur 10 ans incluant les opérations de maintien de la paix à l’étranger.
  • Nos forces de l’ordre doivent pouvoir assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire nationale. Pas un seul hameau, pas un seul village, aucun citoyen ne doit se sentir oublié, démuni face à l’insécurité.
  • Pour être efficace, nous devons mettre en œuvre le rapprochement opérationnel de la gendarmerie et de la police dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publique pour disposer dune force de sécurisation permanente sous une autorité unique. Chacun de ces corps garde néanmoins ses spécificités, ses statuts et les avantages qui en découlent.
  • Enfin, l’insécurité routière doit reculer ! C’est une urgence absolue. Aucun pays ne peut supporter autant de tués, de blessés, d’accidents graves avec des handicaps et des séquelles aussi lourdes pour nos populations. Il faut une prise de conscience collective avec de campagnes de sensibilisation permanente. L’État doit prendre ses responsabilités.

A tous, forces armées de défense et de sécurité intérieure : L’État veillera à vous doter de réelles capacités opérationnelles, de formation, de renseignement, de dissuasion pour accomplir les missions périlleuses qui vous seront confiées. L’efficience sera la règle primordiale de promotion.

11. Il est urgent d’orienter notre diplomatie, la coopération et l’intégration régionale au service de la paix dans le monde, de la défense de nos intérêts stratégiques et de garantir les même droits et reconnaissances aux Togolais résidant à l’étranger pour que notre Diaspora apporte sa contribution au développement du Togo

Le fondement de la diplomatie togolaise doit être la recherche permanente d’une contribution plus ardente à un monde harmonieux et multilatéral. Nous devons donc :

  • Repenser notre outil diplomatique, choisir pour rayonner plus, en cohérence avec nos moyens, améliorer l’image du Togo pour être plus présent sur la scène internationale.
  • Condamner de façon systématique les coups d’État en Afrique et dans le monde. Le Togo mènera une action vigoureuse pour le soutenir les peuples en lutte pour leur liberté.
  • Accroitre notre présence dans les instances de décision de la CEDEAO, en Afrique, dans les institutions internationales en soutenant des candidats togolais aux postes de gouvernance.
  • Inclure systématiquement dans nos accords de coopération les transferts de compétence et de technologie.

Nous devons protéger et défendre nos citoyens par delà les frontières et accorder les mêmes droits à la diaspora Togolaise.

  • Le droit de vote des Togolais résidant à l’étranger sera instauré.
  • Nous prendrons les dispositions nécessaires auprès des organismes et institutions financières et bancaires pour faire baisser les taxes sur les transferts d’argent effectués par les Togolais de l’étranger lorsqu’ils viennent en aide à leurs familles.

Nous devons aussi régler définitivement la question des réfugiés et des personnes déplacées. L’existence des camps de réfugiés togolais doit interpeler notre conscience nationale.

  • Après les élections de 2010, nous prenons l’engagement de fermer les camps de réfugiés togolais au Bénin et au Ghana. Les réfugiés seront pris en charge et ils bénéficieront d’une protection civile appropriée et d’un plan d’aide d’urgence au retour à l’emploi et à l’éducation de leurs enfants.

12. Il est urgent de démocratiser l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) aujourd’hui réservé à une élite

Notre pays doit s’ouvrir plus rapidement à l’économie du savoir numérique avec l’amélioration des infrastructures de télécommunication et de réseaux informatiques. Pour faciliter la libre concurrence, améliorer la qualité du réseau, améliorer la qualité de service rendue aux clients et faire baisser les prix, nous allons :

  • Mettre un terme au monopole (de fait) de l’État dans le domaine des télécoms.
  • L’accès au réseau international sera ouvert à l’ensemble des opérateurs du marché.
  • Attribuer de nouvelles licences de téléphonie mobile à de nouveaux opérateurs par des appels d’offre publique pour stimuler la concurrence. Pour cela, les prix d’attribution de ces licences seront réduits de 25% pour faire baisser les factures payées par les consommateurs.
  • Ouvrir de façon maitrisée le capital des entreprises d’État à des partenaires industriels (actionnaires minoritaires) qui devront apporter leur savoir-faire en terme de management et de gouvernance pour améliorer la gestion actuelle de l’entreprise qui ne profite ni aux salariés, ni aux clients, ni au tissu économique.
  • Accélérer le développement des NTIC : Les administrations, les établissements scolaires et universitaires bénéficieront de matériels informatiques de nouvelle génération.
  • Construire un pôle technologique d’excellence numérique dédié aux entreprises de services et multimédia dans un délai de 3 ans. Ce centre sera la vitrine de notre savoir-faire en économie numérique dans les domaines de la sous-traitance, du développement informatique et des services off-shore pour les multinationales.

Mes chers compatriotes,

Notre pays n’est pas grand par sa taille mais le destin de notre peuple est grand ! Nous sommes un peuple travailleur et le Togo regorge d’hommes et de femmes de talent, des ressources dont la mobilisation nous permettra de nous arracher du sous-développement et d’assurer un avenir radieux à nos populations.

Je rends un hommage appuyé aux togolaises et togolais, à notre vaillant peuple courageux et combattif, à toutes celles et tous ceux qui se lèvent tôt le matin et se couchent tard le soir pour travailler et subvenir aux besoins essentiels de leurs familles.

Nous devons nous inspirer aujourd’hui et demain de ce qui nous lie le plus, le sport, notre culture riche et variée, nos traditions et coutumes, pour relever ensemble le défi du rassemblement pour le changement, sans rancœur, dans le pardon et le respect des uns et des autres.

A la jeunesse togolaise : Nous pouvons espérer un avenir prospère pour le Togo, si nous avons la force et la foi.

A nous tous, nous devons changer pour bâtir notre pays dans une ère nouvelle, celle de la modernité et d’un nouvel ordre social et économique qui mette enfin les Togolaises et Togolais au cœur de nos préoccupations et des actions quotidiennes de gouvernance pour l’épanouissement de notre peuple.

Je suis décidé, déterminé à mener ce combat jusqu’au bout, avec vous !

Éternel bénisse le Togo !

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