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Il est urgent de garantir les mêmes droits et reconnaissances aux Togolais résidant à l’étranger pour que notre Diaspora apporte sa contribution au développement du Togo

Posted on 24 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

1. Togolais sans frontières – Nous n’avons pas les mêmes droits si vous traversez la frontière !

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Ce principe universel, édité dans l’article 1er de la DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789 a-t-il un sens, un écho au sein de notre République lorsqu’il s’agit de la diaspora togolaise ?

Plus d’un million de nos citoyens vivent aujourd’hui à l’étranger. Beaucoup ont franchi la frontière à la recherche d’un espace de liberté tant la souffrance physique, psychologique et morale était devenue insupportable. D’autres sont contraints à l’exil forcé ou volontaire. Le reste séjourne à l’étranger pour des raisons économiques et personnelles. Tous sans exception sont privés de tout, des droits élémentaires dévolus à tout citoyen : le droit inaliénable de vote, de jouir de la faculté d’être électeur et éligible.

S’agissant du droit d’être éligible, l’Article 62 de notre constitution impose une résidence obligatoire sur le territoire au moins 12 mois avant les élections. La modification de la constitution de 1992 vise exclusivement les leaders politiques et d’opinion résidant à l’étranger. Cette discrimination n’est pas acceptable. Elle est indigne de la république moderne, accueillante, ouverte sur le monde que nous voulons construire et nous ne pouvons l’accepter. C’est la marque d’une politique d’exclusion voulue par le parti au pouvoir à laquelle s’est pliée l’opposition togolaise et les nombreux accords successifs n’ont rien changé. Le communiqué final de l’accord politique de Ouagadougou du 7 aout 2009 prévoyait que des aménagements soient apportés au Code Électoral afin d’assouplir les conditions d’éligibilité et permettre à tous les candidats potentiels de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ce n’est visiblement pas le cas, et ces aménagements ne sont pas une réponse à l’injustice profonde que subissent les Togolais de l’extérieur.

Sur les trois autres points de discussion, à savoir le régime politique, le mode de scrutin et la limitation du nombre de mandats présidentiels, il n’y a pas de réponse.

C’est la raison pour laquelle je demande à la classe politique togolaise de se ressaisir et d’engager sans délais l’abrogation pure et simple des dispositions discriminatoires contenues dans la loi fondamentale et dans les textes législatifs, dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles sur lesquelles le pouvoir tergiverse !

S’agissant du droit d’électeur, il n’est pas concevable que les Togolais de l’extérieur soient privés d’exercer ce droit fondamental. La vraie raison, c’est le manque de volonté politique évidente, la crainte de ces citoyens lointains que l’on imagine différents et pas comme les autres.

Si je suis élu, le droit de vote des Togolais résidant à l’étranger sera instauré.

Je prendrai les dispositions nécessaires auprès des organismes et institutions financières et bancaires pour faire baisser les prix des transferts d’argent de la diaspora vers le Togo. Ces fonds contribuent souvent à venir en aide aux familles et participent au financement d’activités rémunératrices de revenu pour les populations qui en bénéficient.

2. Protéger et défendre nos citoyens par-delà les frontières

La prise en charge et la protection des Togolais de la diaspora est un droit fondamental.

Tous les Togolais doivent pouvoir trouver recours et assistance immédiate digne de ce nom auprès de nos consulats et ambassades. A chaque fois qu’un de nos concitoyens à l’étranger est victime d’arbitraire, de discrimination, d’injustice ou en situation de risque vital et sans protection, l’État Togolais a le devoir et l’obligation de lui venir en aide, d’assurer sa défense, pour que cessent les humiliations.

Les consulats et ambassades auront à charge d’identifier et de mener des actions concrètes pour sortir nos compatriotes de l’isolement, de la solitude et faire valoir les droits et devoirs de chacun pour leur intégration dans leur pays d’accueil ou de résidence. Le Président de la République sera le garant de cette ligne politique.

La violation des droits et de la dignité de nos compatriotes dans les cas les plus flagrants exigera la protestation officielle de la représentation nationale auprès des institutions des pays hôtes.

Enfin, je m’engage à prendre des dispositions idoines pour faciliter la libre circulation et le retour des Togolais résidant à l’étranger et à supprimer les formalités administratives inutiles imposées aux binationaux qui veulent rentrer au Togo malgré les attaches familiales.

3. Régler la question des réfugiés et des personnes déplacées

Je voudrais rappeler que sur le continent noir 22 Millions de personnes sont concernées. C’est un drame humain qui se joue sous nos yeux impassibles dû essentiellement à la famine, aux guerres et aux conflits politiques à caractère ethnique.

Beaucoup de nos compatriotes ont fuit le Togo pour se réfugier sous des cieux plus cléments en Occident. Malgré les efforts d’insertion, les conditions de vie et d’épanouissement sont difficiles. Ils se battent et sont préoccupés par les problèmes de sécurité, le sentiment d’impunité, la situation politique et socio-économique qui se dégrade de jour en jour. La meilleure réponse que nous pouvons leur apporter c’est la volonté de restaurer la confiance dans le cadre d’un processus de réconciliation nationale. Chaque citoyen a droit au respect de sa vie, de ses libertés fondamentales. Il faut que les Togolais de retour d’exil constatent de visu que notre pays a changé, qu’il fait preuve d’humanité pour encourager le retour de tous ses enfants.

Les Togolais réfugiés dans les pays limitrophes sont estimés à 4.500 au Bénin (dont plus de 3.000 au camp d’Agamé) et autour de 2.000-2.500 au Ghana. La simple existence de ces camps de réfugiés est une injure à notre conscience nationale. L’origine de leur crainte de retour se trouve dans le traumatisme subit lors des dernières élections présidentielles de 2005 doublé du sentiment d’impunité dont jouissent les auteurs des massacres, tant il est évident que leurs bourreaux ne sont pas inquiétés et sont passibles de repasser à l’acte.

Après les élections de 2010, je m’engage à fermer en urgence les camps de réfugiés togolais au Bénin et au Ghana. Justice sera faite aux victimes de ces violences avec la réparation par l’État des dommages et préjudices subis.

Les réfugiés seront pris en charge par l’État. Ils bénéficieront d’une protection civile appropriée et d’un plan d’aide d’urgence au retour à l’emploi et à l’éducation de leurs enfants.

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Il est urgent de garantir l’accès à l’eau potable pour tous les foyers togolais car l’eau c’est la santé, l’eau c’est la vie !

Posted on 24 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Dans notre pays, qui bénéficie de ressources abondantes en eau contrairement aux pays sahéliens, plus de 60% de la population togolaise n’a pas accès à l’eau potable, estime le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Dans le détail, l’UNICEF précise que ce taux est de 70% en zone rurale, 39% en zone urbaine et seulement 5% des ménages traitent l’eau qu’ils boivent.

Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le gouvernement a lancé un « ambitieux » programme prioritaire qui doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable d’ici 2015 ! Dans cette perspective, le gouvernement nous propose la réforme du secteur de l’eau qui permettra de développer un véritable code de l’eau. En clair, à tous ceux qui ont soif (1 Togolais sur deux), le gouvernement propose le code de l’eau ! Voilà la réalité tragique à laquelle nous sommes confrontés. Le gouvernement a t-il pris la mesure de l’ampleur du drame humain qui se joue en face de nous sachant que la population togolaise va doubler d’ici quelques décennies ? Certainement pas.

Jusqu’en 2003, ces services étaient assurés par la Régie Nationale des Eaux du Togo (RNET). Après 2003, la responsabilité en a été transférée à la Société Togolaise des Eaux (TDE) où le rôle de l’État s’est considérablement réduit. La privatisation des services des eaux n’a pas servi à augmenter le nombre de clients raccordés au réseau de distribution, mais a entrainé une augmentation des prix pour les consommateurs. Pour faire face aux besoins croissants de la population, la TDE et la société des eaux du Ghana (GWC) viennent de conclure un accord et s’associent pour construire une usine de traitement et un pipeline qui permettra d’acheminer de l’eau potable du Ghana au Togo. Ce partenariat dénommé « Sogakope-Lomé Water Project » prévoit la livraison d’eau traitée depuis la rivière Volta. Les premières livraisons d’eau au Togo devraient débuter en 2012. Cette politique est la concrétisation du choix de la dépendance de notre pays dans un secteur aussi stratégique que vital vis-à-vis du Ghana comme ce fut le cas dans le domaine de l’énergie.

Il est fondamental d’avoir à l’esprit que l’accès à l’eau potable pour tous, c’est une question de survie pour nos populations, d’amélioration des conditions globales d’hygiène et de santé. Les pouvoirs publics doivent apporter des réponses concrètes rapidement.

Je m’engage à :

  • Lancer un emprunt national d’envergure sur 5 ans avec pour objectif en 2015 de garantir l’accès à l’eau potable à 100% des Togolais résidant dans les zones urbaines, 80% en zone rurale.
  • Améliorer les conditions d’investissement pour apporter les financements importants et moderniser le secteur afin que l’Etat reprenne sa place dans le capital social de la TDE qui sera adossée à un ou plusieurs groupes internationaux spécialisés dans l’approvisionnement, la gestion et le traitement de l’eau dans le respect de l’environnement.
  • Créer une agence nationale de l’eau chargée de définir et de coordonner la politique générale de l’Etat dont les missions seront très claires :

    • Mettre en place un Plan National d’Accès à l’Eau avec pour ambition de l’eau potable pour tous
    • Créer des infrastructures hydrauliques adaptées en fonction des capacités locales et régionales
    • Lancer un projet d‘assainissement dans les zones urbaines sur toute l étendue du territoire
    • Maîtriser l’irrigation de nos cours d’eau pour l’agriculture

Nous considérons cet objectif comme une priorité nationale absolue et cela, nos citoyens le comprennent car il s’agit de ramener la vie dans chaque maison, dans chaque foyer et les bailleurs de fonds seront mis à contribution pour tenir nos engagements.

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Il est urgent de développer et de généraliser la couverture médicale mutualiste avec un système de répartition pour permettre aux adhérents de bénéficier d’une prise en charge des soins de santé

Posted on 24 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Pour être efficace, le dispositif de santé publique doit être complété par des incitations à la création et au développement de mutuelles publiques, privées, associatives, locales ou nationales qui seront ouvertes à tous les secteurs de l’activité socio-économique du pays, avec pour seul but d’apporter les soins de bases aux membres adhérents et cotisants.

L’objectif visé est d’assurer une consultation annuelle obligatoire à chacun auprès d’un médecin généraliste et de garantir des soins fréquents et réguliers aux populations citadines et rurales ayant signé un contrat avec une mutuelle.

Je m’engage à :

  • Mettre en place rapidement l’adhésion obligatoire à une mutuelle pour tous les fonctionnaires, salariés du secteur privé, élèves et étudiants afin de garantir l’accès et la prise en charge complémentaire des soins de base et d’urgence.
  • Instaurer sur la base du volontariat l’adhésion à une mutuelle aux artisans du secteur informel

Les soins seront ciblés en fonction des priorités de santé et doivent à minima inclure les cas suivants :

  • La protection maternelle et infantile (accouchement, périnatalité, IVG, …)
  • Le traitement des crises de paludisme
  • Les vaccinations
  • Les accidents domestiques, de la voie publique et la traumatologie
  • Les infections parasitoses et la gastroentérite
    • Ce que l’État doit faire :

      L’État se chargera de la délivrance d’agréments et de la certification des mutuelles avec des garanties solides en termes de qualité de soins, de professionnalisme du corps médical et d’assise financière stable des mutuelles avec des assurances et une caution solidaire. L’État contrôlera non seulement la qualité des soins prodigués, mais aussi l’équilibre financier et la viabilité des structures pour dissuader des enrichissements personnels sur le dos des contribuables et des adhérents.

      Pour faciliter la transparence et l’organisation, le système de santé mutualiste devra être certifié sur des bonnes pratiques et le dossier patient devra être commun et informatisé, comme les actes de soins.

      L’État mettra gratuitement à disposition des mutuelles l’accès aux canaux d’information et de diffusion comme la radio et la télévision pour « l’éducation sanitaire», sensibiliser et alerter les populations sur les campagnes de dépistage et de vaccination.

      Ce que les mutuelles feront :

      La lourdeur administrative étatique doit être remplacée par une gestion décentralisée citoyenne. Les mutuelles seront autonomes en termes de gestion des cotisations.

      Elles décideront de se regrouper sur des thèmes de proximité géographique ou de prise en charge des soins pour réduire les coûts. Le regroupement n’aura pour seul objectif que de faciliter l’achat de matériels et produits pharmaceutiques ainsi que d’offrir des soins complexes et rares (chirurgie cardiaque, imagerie magnétique).

      Les employés des mutuelles seront rémunérés par les cotisations des adhérents. Le but de ce système est d’atteindre l’équilibre et non de faire du profit (à réinvestir dans des actes médicaux plus complexes au profit des adhérents) : c’est la raison pour laquelle les mutuelles devront garantir la transparence dans tous les domaines et en particulier sur les prix des actes pratiqués, les tarifs d’achat et d’approvisionnement et elles devront rendre régulièrement des comptes aux assurés sociaux.

      Des conventions et partenariats seront conclus avec les offices publics et groupes pharmaceutiques privés pour la fabrication, l’approvisionnent et la distribution des équipements médicaux et médicaments génériques à des prix modérés.

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Il est urgent de mettre en place une politique de santé publique pour garantir à chaque citoyen un droit d’accès à un hôpital ou centre de soins de qualité, à moins de 5 km de chez soi pour se soigner

Posted on 24 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Dans le domaine des soins de santé au Togo, nous sommes dans un paradoxe terrible que l’on peut résumer par un constat au service d’urgence du CHU : lorsqu’un patient arrive à l’hôpital, on lui demande d’abord de payer l’acte médical et les médicaments pour bénéficier des soins d’urgence. S’il n’a pas les moyens, il n’est pas pris en charge. Lorsque le même patient est en mesure de payer, il n’y a pas de structures adéquates ou de professionnels réellement bien formés pour assurer les soins, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens pour faire les diagnostics et les traitements. Ce n’est pas acceptable !

Et pourtant, il nous semble que l’on ponctionne depuis plusieurs décennies sur le salaire des fonctionnaires et des salariés du privé pour une caisse de sécurité sociale. A quoi servent ces prélèvements ? A mettre en place les moyens nécessaires pour les soins urgents ou de première nécessité ? A soigner les assurés sociaux qui ont cotisé?

La santé publique togolaise, c’est un défi majeur à relever dans un contexte de paupérisation de la population dépourvue de couverture sociale et médicale. Qu’il nous soit permis de rendre un hommage appuyé au personnel de santé dont le dévouement est sans égal pour sauver des vies humaines et soigner les patients. Notre objectif est de tracer ici les grandes lignes des réformes qui doivent être pensées et menées dans le cadre d’une assise nationale sur la santé pour tous avec les pouvoirs publics et les praticiens de la médecine.

Les engagements que je prends :

  • Garantir l’accès au service médical d’urgence de base à tous les Togolais.
  • Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) d’ici 2015 dans le domaine de la santé et plus précisément « Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans » et « Améliorer la santé maternelle ».
  • Consacrer de manière constante comme le préconise l’OMS au moins 15% du budget de l’Etat à la santé.
  • Augmenter le taux de couverture des populations (pourcentage de la population vivant dans un rayon de 5 km des services de santé) aujourd’hui estimé à 60% selon l’OMS pour atteindre 90% en 2015 et 100% en 2020 par la construction de centres de santé de proximité.
  • Développer des équipes ambulatoires spécialisées rattachées aux Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) qui pourront intervenir périodiquement dans leur domaine de compétence sur toute l’étendue du territoire.
  • Rénover, équiper et moderniser les CHU et CHR actuels, améliorer la logistique de transports (ambulance) et de prise en charge rapide des patients.
  • Construire un 4e CHU ultra moderne à l’intérieur du pays d’ici 2015.
  • Organiser la formation continue annuelle obligatoire pour les médecins et bi-annuelle pour le personnel de santé afin de leur permettre d’être au courant des nouvelles recommandations , des conférences de consensus ou autres avis d’experts mondialement connus ; car la médecine d’aujourd’hui se pratique avec des preuves scientifiques : c’est  » l’evidence based medecine « ;
  • Eradiquer les maladies contagieuses et épidémiologiques en organisant des campagnes de vaccination efficaces, délivrer les informations utiles aux populations, agir à grande échelle pour les préventions « primaire » et « secondaire  » en regard des maladies les plus endémiques. Ces maladies le plus souvent infectieuses sont clairement en rapport avec notre niveau de pauvreté, de compréhension et d’instruction des populations, de dénutrition, d’hygiène (manque de sanitaires , habitations insalubres) et d’accès aux produits de première nécessité (eau potable, électricité, routes, moustiquaires, port de chaussures et de vêtements).
  • Garantir le renouvellement des équipements dans des locaux adaptés et améliorer les conditions d’exercice de la médecine.
  • Améliorer la complémentarité entre le secteur médical public et privé par la réglementation de l’installation des cabinets médicaux privés.
  • Dynamiser l’ordre des médecins qui doit jouer un rôle prépondérant avec beaucoup de rigueur dans l’organisation et la bonne pratique des activités médicales.
  • Veiller à promouvoir la médecine et la pharmacopée traditionnelle qui jouent un rôle important dans la fourniture des soins et veiller à améliorer le contrôle de qualité des produits en collaboration avec la médecine moderne.
  • Encourager l’utilisation des médicaments génériques et combattre le fléau de la contrefaçon et de la vente illicite des médicaments.
  • Lutter contre « la fuite des cerveaux » dans le secteur de la santé (il y a plus de médecins togolais en région parisienne qu’au Togo) en mettant en place, pour les jeunes diplômés des facultés de médecine et les infirmiers souhaitant s’installer à leur compte, un cadre adapté de financement sous la forme d’un crédit à taux zéro garanti par l »Etat dont la durée de remboursement sera modulée dans le temps en fonction de l’investissement réalisé.
  • Encourager enfin la création d’une Fondation des hôpitaux du Togo pour lever des fonds de solidarité nationale, mécénats de dons par des partenaires, privés, publics, des organismes nationaux et internationaux.

La politique de santé publique au Togo n’aurait pas tout son sens si nous ne prenons pas des engagements fermes sur les pandémies (Grippes Aviaires et H1N1). L’Etat doit mettre en place une politique de veille sanitaire, informer régulièrement les populations sur sa capacité à contenir la propagation des maladies et anticiper la prise en charge des soins en cas de pandémie.

Nous devons également consacrer davantage de moyens pour combattre le SIDA. Il s’agit d’une maladie mortelle, les vaccins n’existent pas ! Au Togo, selon l’ONUSIDA, le taux de prévalence national au VIH est estimé entre 3, 2 et 5.6% ce qui place notre pays parmi les plus touchés d’Afrique de l’Ouest, dans la catégorie des pays à épidémie généralisée. C’est un triste palmarès dont nous n’avons pas besoin. En effet le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à environ 150.000, dont 110.000 sont âgées entre 15 et 49 ans et 61.000 sont des femmes.

Il existe également de nombreuses disparités régionales : la commune de Lomé présente un taux de prévalence à VIH très élevé (8, 3%) par rapport aux Régions Maritimes (4, 5%), des Plateaux (3, 9%) et des Savanes (1, 8%). La prise en charge des patients malgré la gratuité d’accès aux antiviraux est largement en deçà des objectifs : seulement 9.100 malades sur 27.000 bénéficient de ces traitements.

Je m’engage à :

  • Aider tous les porteurs du virus du SIDA sans exception en garantissant l’accès aux traitements antiviraux trithérapie gratuits.
  • Intensifier sans délai et sans relâche les efforts de prévention contre le SIDA par des compagnes de sensibilisation y compris en milieu scolaire et insister sur le port du préservatif qui sera vendu dans tous les lieux publics à prix réduit.
  • Faire la chasse à l’insouciance de la population face aux comportements à risque sur le SIDA, et marteler que le SIDA tue dans le monde et encore plus au Togo !

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Il est urgent d’instaurer la Ve République Togolaise pour restaurer l’autorité de l’Etat et accroitre l’efficacité de l’action gouvernementale

Posted on 23 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Dans nos pays, nous avons trop souvent pensé que la nature du régime était la solution à l’ensemble des dysfonctionnements auxquels nous étions confrontés. De même, nous avons souvent considéré que le remplacement d’un homme par un autre, était suffisant pour changer notre destin. La vérité est qu’il faut que nos institutions soient stables et solides et que les dirigeants élus soient légitimes, qu’ils incarnent la volonté populaire de toute la nation. J’ai donc la conviction et la foi en un avenir radieux pour notre pays car nous allons forger ensemble notre destin pour le bien être de tous parce que tout va changer très rapidement !

Ce qui va changer c’est notre méthode de mobilisation de l’ensemble des ressources. Chacun apportera sa pierre à la construction sans retenue de l’édifice pour l’expression d’une vision claire et des ambitions solides. Ce qui va changer ce sont les mentalités pour un engagement total du pouvoir au service de la nation avec des dirigeants dévoués en phase avec leur époque et la population.

Pour réussir ce changement, nous devons au préalable nous interroger sur la véritable nature du régime actuel de la 4e République Togolaise.

1. La constitution togolaise actuelle est devenue totalement obsolète, inopérante et vidée de sa substance

La constitution togolaise adoptée par référendum le 27 Septembre 1992 et promulguée par la loi fondamentale de la IVe république le 14 octobre 1992 a subi des transformations profondes depuis son adoption au gré des décisions unilatérales du parti au pouvoir en fonction de ses intérêts et en application des accords politiques successifs et incessants avec l’opposition.

Il en résulte :

  • Que la constitution actuelle ne correspond plus en rien à l’esprit consensuel et à la lettre de la loi fondamentale adoptée par les Togolais.
  • Que la constitution en vigueur, qui change tout le temps et dont on ne connaît toujours pas la dernière version (la 29e sans doute) est totalement dénaturée, illisible, en raison du caractère anachronique du régime qui n’est ni présidentiel, ni parlementaire ni même semi présidentiel.
  • Que la constitution en vigueur consacre le principe de cumul illimité des mandats électifs et exécutifs ce qui rend impossible l’alternance démocratique et le renouvellement de la classe politique.
  • Un climat de suspicion permanent dans l’application des dispositions fondamentales jugées discriminatoires (Article 62 : résidence obligatoire sur le territoire au moins 12 mois avant les élections).
  • Pire encore la constitution de la 4e république contient des dispositions inefficaces et handicapantes, voire inutiles pour l’action gouvernementale, (Article 51 – Le pouvoir législatif, délégué par le peuple, est exercé par un Parlement composé de deux assemblées, l’Assemblée Nationale et le Sénat.).

Si je suis élu, il n’y aura pas de sénat, ni de sénateurs ! Les couts et les dépenses des institutions sont assez exorbitants pour ne pas en rajouter (40 Milliards de francs en 10 ans c’est insupportable pour une économie sous perfusion). Le budget de ces dépenses nouvelles sera affecté à des actions prioritaires pour l’eau, la santé, l’électricité et l’éducation

Notre constitution a vécu. Je propose de changer le système et le régime politique pour donner l’impulsion nécessaire à la modernisation de notre pays et de ses institutions. Ce n’est que par ce changement que l’action du pouvoir exécutif pourra enfin être plus lisible, plus transparente et plus efficace.

A travers un référendum, nous devons instaurer la Ve république avec un régime présidentiel fort et équilibré pour restaurer l’autorité de l’Etat et accroitre l’efficacité de l’action gouvernementale

La conduite du pays vers une société de développement passe par un leadership clair et affirmé. Nous estimons qu’un Président de la République en charge de conduire les affaires de l’Etat, en tant que chef du gouvernement doit avoir une capacité d’action plus importante et plus efficace. Cette évolution permettrait à un homme ou une femme qui s’engage devant le peuple de tenir ses engagements et d’en répondre devant le peuple et d’être sanctionné le cas échéant. Opter pour le régime présidentiel reviendrait, au fond, à entériner la pratique du pouvoir telle qu’elle est installée avec un seul centre de décision. Il se trouve que la vie politique togolaise nous révèle des partis politiques relativement jeunes pour structurer durablement les options stratégiques du pays. La preuve en est la nomination des 4 premiers ministres et chefs de gouvernement dont 2 de l’opposition et 2 du pouvoir pour un quinquennat ; c’est trop ! A peine arrivé, déjà parti !

Peut-on garantir la lisibilité de l’action politique, la cohérence de l’action gouvernementale, l’efficacité dans la mise en œuvre des réformes avec un turnover aussi élevé au sommet de l’Etat ? Nous pensons que la clé de réussite des projets impose un minimum de stabilité et de continuité dans la conduite des affaires du pays. En clair, il ya lieu de s’interroger sur la nécessité d’avoir un premier ministre au Togo s’il doit changer tous les ans en servant de fusible pour le Président de la République. Les Togolais n’ont pas besoin d’un premier ministre avec un rôle de stagiaire à la primature !

Aujourd’hui et au vu des circonstances, nous optons donc pour le régime présidentiel permettant de se diriger vers un développement cohérent et partagé par tous. Le cadre sera défini avec tous les élus et la population en respectant les orientations suivantes :

  • Régime Présidentiel avec le Président de la République, chef du gouvernement et des armées qui définit et conduit la politique de la nation
  • Je rétablirai le scrutin majoritaire à deux tours
  • Le président de la République sera élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois
  • Les députés seront également élus pour un mandat législatif de 5 ans renouvelable une seule fois
  • Interdiction de cumuler des mandats (électifs, exécutifs, conseil d’administrations des entreprises)
  • Je propose un nouveau découpage électoral pour corriger la sous représentation des zones urbaines à l’Assemblée nationale suivant les critères de densité démographique mais aussi de couverture territoriale. Aucune circonscription actuelle ne sera supprimée.

3. Nous devons améliorer le cadre électoral

On nous dit que les élections seront libres, démocratiques et transparentes. C’est une rhétorique habituelle dont les Togolais sont lassés d’entendre. Tous les gouvernements qui se sont succédés ont promis la même chose. Et pourtant, chaque élection majeure au Togo s’accompagne de fraude massive, de résultats truqués et de violence politique orchestrée.

Tout cela doit changer et ça va changer ! En dehors de l’implication de la communauté internationale à toutes les étapes du processus électoral pour veiller à sa régularité, il est fondamental de :

  • Regrouper les élections législatives et présidentielles, regrouper les élections locales et régionales
  • Améliorer le cadre général d’organisation et de supervision des élections avec des moyens efficaces et permanents pour la CENI en toute neutralité
  • Donner les moyens à la presse de jouer pleinement son rôle de contre pouvoir pour garantir la liberté des citoyens et assurer la transparence des élections par l’organisation de veillées électorales pour éviter les fraudes

Plus spécifiquement dans le cadre des élections présidentielles de 2010, je demande à tous les candidats de s’engager personnellement avec tous les militants à ne pas tricher ! Là est le fond du problème et nulle part ailleurs. Moi, je m’y engage !

Nous devons accroître la séparation des pouvoirs

Il est nécessaire de clarifier les domaines de compétence des différents pouvoirs qui interviennent dans la vie de la nation. Cette mesure, déjà largement inscrite dans nos textes actuels, doit faire l’objet d’une pratique renouvelée et plus développée.

Le Conseil constitutionnel doit veiller à garantir l’équilibre des pouvoirs afin d’éviter les abus et de faciliter l’harmonie institutionnelle à laquelle toute nation aspire.

Le pouvoir judiciaire : La justice est efficace lorsqu’elle est proche des citoyens et protège les victimes. Les efforts entrepris avec l’aide de la communauté internationale sont encourageants mais les Togolais ne perçoivent pas concrètement les fruits de ces efforts.

Je garantirai l’indépendance de la justice togolaise. Elle doit être impartiale et libre de toute accointance avec le pouvoir politique Pour être efficace, la justice doit être juste et les lois doivent être impersonnelles dans leur conception comme dans leur application.

Le pouvoir législatif : Le pouvoir législatif sera renforcé avec des initiatives parlementaires pour l’élaboration des textes législatifs. Pour renforcer l’exercice parlementaire, chaque groupe représenté à l’Assemblée nationale sera porteur d’une loi stratégique d’intérêt national pour l’avenir de notre pays. Missions parlementaires seront crées pour s’inquiéter de l’état de la nation.

L’Etat sera décentralisé avec des compétences nouvelles et accrues pour les régions.

L’Etat ne peut pas tout faire, partout et tout le temps. Nous pensons que le centre de décision le plus efficace est souvent celui qui est le plus proche des populations, ceci naturellement dans un cadre structuré par trois éléments : la liberté d’initiative, la justice territoriale et l’égalité des citoyens.

La décentralisation ce n’est pas transférer les tares et les insuffisances de l’Etat au niveau local. L’administration territoriale, ce n’est pas la multiplication des préfectures et sous préfectures administratives.

Il revient à l’Etat de fixer ce cadre de référence afin de permette aux structures décentralisées de faire un travail efficace au service des populations. En complément de ce cadre, il faut définir les conditions juridiques de la décentralisation : autonomie politique, à travers des élections locales libres et transparentes, et autonomie économique, à travers une organisation financière permettant à ces collectivités de lever l’impôt et de participer au développement économique.

Le dispositif doit être complété par une redéfinition des compétences et des pouvoirs des représentants de l’Etat sur le territoire.

Il est fondamental de créer des postes de gouverneurs dans chacune des cinq régions avec des pouvoirs essentiellement économiques (politique de l’emploi, développement). Ainsi, chaque région bénéficiera d’une feuille de route sur la stratégie de développement issu de la concertation entre les acteurs locaux avec la facilitation du gouverneur, qui veillera à cohésion nationale.

6. La corruption et la gabegie, c’est fini !

La corruption et la gabegie sont des fléaux qui gangrènent notre pays. Elles sapent tous les efforts d’attachement des citoyens aux valeurs essentielles du travail et de l’honnêteté et l’Etat Togolais ne fait rien pour y mettre un terme. Aucun pays n’a mené une lutte efficace contre la corruption par la en créant des commissions tous azimuts, d‘autant plus que dans les consciences collectives de nos compatriotes, notre pays est devenu le cimetière des lois et commissions enterrées.

Je mettrai en place en urgence une brigade financière, un pole financier de la justice avec des protections et moyens appropriés pour traquer la délinquance financière sans aucune possibilité d’interférence de l’exécutif dans l’action de la justice.

La presse pourra désormais dénoncer librement le gaspillage de l’argent public et la transparence financière sera la règle de fonctionnement de l’administration togolaise.

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Il est urgent de démocratiser l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) aujourd’hui réservé à une élite

Posted on 18 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication sont une aubaine que nous ne pouvons pas louper pour le développement de notre pays. C’est un formidable levier d’impulsion économique pour les jeunes qui ont un niveau de formation et d’adaptation élevé. Notre pays doit s’ouvrir à l’économie du savoir numérique avec le développement des infrastructures télécom et réseau qui seront couplées avec la politique d’électrification pour désenclaver nos villes et villages coupés des centres de décision du Togo et du monde.

Pour faciliter la libre concurrence, améliorer la qualité de service rendue aux clients et faire baisser les prix, je mettrai un terme au monopole d’État (de fait) dans le domaine des télécoms.

L’accès aux nouvelles technologies sera amélioré de manière significative avec la construction des autoroutes de l’information et le développement des réseaux (fibres optiques à terme) pour généraliser l’internet haut débit. L’arrivée à maturité des technologies d’accès performantes et à faible coût d’entrée pour les opérateurs comme le Wi-Max doit permettre une couverture extensive et rapide des zones plus étendues.

Les pratiques économiques de forfait et frais de communication toujours en hausse ne sont pas compatibles avec la volonté de l’Etat de rendre accessible l’utilisation des téléphones mobiles et ces prix devront baisser pour être conformes à la moyenne des tarifs dans la sous-région ouest Africaine. (ex : le kit de connexion serait 5 fois le prix en vigueur au Ghana).

De nouvelles licences de téléphonie mobile seront attribuées par des appels d’offre publique pour stimuler la concurrence. Pour cela, les prix d’attribution de ces licences (20 Milliards) seront réduits de 25% pour faire baisser les factures payées par les consommateurs. La concurrence profitera aux clients avec la baisse des prix des communications et l’amélioration des services (rapidité de l’accès à internet et aux courriers électroniques).

L’accès au réseau international sera ouvert à l’ensemble des opérateurs du marché.

Les opérateurs historiques (fixe et mobile) vont se diversifier et se développer avec :

  • l’arrivée de nouveaux acteurs qui vont créer et favoriser de nouveaux usages pour stimuler le marché,
  • l’utilisation d’une bonne part de la manne actuelle pour faire des investissements au titre du service universel d’accès au réseau par toute la population,
  • l’ouverture « intelligente » du capital à des partenaires industriels (actionnaires minoritaires) qui devront apporter leur savoir-faire en terme de management et de gouvernance pour sortir de l’opacité de la gestion actuelle qui ne profite ni aux salariés, ni aux clients, ni au tissu économique.

Ma volonté c’est aussi de mettre en place un environnement sain permettant à tout acteur économique et investisseur de pouvoir faire des projections grâce à la transparence des règles dans le secteur. L’Autorité de Réglementation des secteurs de postes et télécommunications (ART&P) doit évoluer pour jouer pleinement son rôle essentiel qui est de veiller à l’exercice d’une concurrence effective et loyale au bénéfice des consommateurs sur le marché des communications électroniques. Pour cela l’ART&P dispose principalement d’un outil d’analyse des marchés qui permet de désigner les opérateurs dominants et de définir les obligations spécifiques leur incombant (sur les marchés de gros), comme les facturations inter-opérateurs.

De manière pratique pour les Togolais, ces mesures auraient permis d’éviter la situation actuelle où un nouvel opérateur se retrouve interdit de service face à celui jouissant du monopole d’État.

Les opérateurs télécoms doivent une fois pour toutes comprendre qu’il est de leur intérêt de respecter le cadre légal et économique d’exercice de leurs activités et qu’ils devront respecter des normes et critères stricts de couverture optimale du territoire (superficie et population) et de qualité d’accès au réseau.

Le Togo prendra l’initiative de la création d’une cour arbitrale (autorité de régulation) de la CEDEAO dans le domaine des télécommunications. Cette cour se saisira des litiges entre les personnes morales et les États en cas de conflits d’intérêt et d’application controversée des textes des autorités de régulation de chacun des pays membres.

Pour rendre concret et tangible notre action en faveur des NTIC, l’administration togolaise doit être modernisée par la généralisation et la simplification des formalités administratives à mettre en ligne de manière sécurisée.

Pour aider au développement des NTIC, les établissements scolaires et universitaires bénéficieront d’ordinateurs et de matériels informatiques adaptés avec frais d’installation d’internet gratuits pris en charge par l’État et le matériel dédié à la formation aux nouvelles technologies sera exonéré de charges fiscales ou de réduction des droits de douane.

Je lancerai la construction d’un pôle technologique d’excellence numérique dédié aux entreprises de services et multimédia dans un délai de 3 ans. Ce centre sera la vitrine de notre savoir-faire en économie numérique dans les domaines de la sous-traitance, du développement informatique et des services off-shore pour les multinationales.

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Il est urgent de redonner du sens aux fondements et valeurs de notre République : Travail, Liberté, Patrie

Posted on 15 novembre 2009 by Gilou Wisdom Gbeassor

En donnant cette belle devise à la République Togolaise « Travail, Liberté, Patrie », les artisans de l’indépendance ont voulu offrir plus qu’un symbole à notre patrie. C’est un mot d’ordre, une règle qui doit régir l’action de tous et de chacun. C’est un véritable projet de société qu’ils nous ont légué en faisant clairement comprendre qu’une fois l’indépendance proclamée tout reste à faire, à conquérir, à construire. Cette longue marche en avant, c’est ensemble, unis dans un seul et même élan que nous allons la faire.

1. Le travail

Au-delà de l’effort individuel qu’il demande, le travail est au centre de notre dignité. C’est aussi le point clef de la reconstruction du Togo et du développement d’une conscience nationale détachée des intérêts particuliers ou partisans.

50 ans après l’indépendance nous en sommes encore au point mort !

Pour travailler il faut une situation de travail. Nous avons toute légitimité à penser qu’aujourd’hui les conditions économiques de développement et du minimum vital d’emploi pour survivre sont loin d’être réunies pour les millions de nos compatriotes au chômage et qui voient l’avenir s’assombrir chaque jour un peu plus.

A nos dirigeants : savez-vous qu’en 2010 ce sont 2.500.000 élèves qui prennent le chemin de l’école et qui dans un peu plus d’une décennie se retrouveront sur le marché de l’emploi ? Qu’avez-vous prévu pour leur donner un emploi décent ?

L’heure est aux réformes afin que chacun et chacune puisse participer à l’effort collectif de construction de notre pays et à son essor. Le développement de notre pays dépend aujourd’hui de notre engagement dans une dynamique positive et collective d’innovation, d’expansion industrielle et de créativité dans les domaines des services, accompagné d’une croissance forte, soutenue et durable pour le développement de notre pays.

2. La Liberté

Par delà l’affranchissement du joug colonial, la liberté est une quête perpétuelle pour affirmer notre indépendance. Il appartient au peuple togolais de se libérer par son travail et de devenir maitre de son destin. La liberté ce n’est pas la porte ouverte à l’anarchie. C’est un espace d’épanouissement auquel nous aspirons tous dans le respect des uns et des autres, des nations et des civilisations. C’est aussi le refus de la soumission, de l’injustice, de la dictature.

La liberté, c’est l’affirmation du respect des valeurs universelles des droits de l’Homme, d’un Etat de droit souverain, de la démocratie, de la non-violence et de la sécurité pour tous. Elle se traduit également par l’audace d’entreprendre, de créer et de réaliser ses rêves.

A nos dirigeants : qu’avez-vous fait de notre liberté, avec la privation des droits de vote pour plus d’un million de Togolais résidant à l’étranger, avec la violence politique qui s’abat sur nous à chaque élection présidentielle et l’existence de camps de réfugiés où s’entassent encore des milliers de nos compatriotes ?

Pour que cette valeur essentielle soit celle qui nous projette vers un avenir radieux, nous devons nous mobiliser pour proposer une alternative crédible à ce régime qui confisque le pouvoir depuis plus de 40 ans.

3. La patrie

C’est la mère nourricière. C’est à elle que nous devons tout. C’est la communauté politique et historique à laquelle nous appartenons dans le respect de notre richesse culturelle et de notre diversité ethnique et linguistique.

La patrie motive la défense de l’intérêt général par opposition au corporatisme et aux intérêts partisans. C’est aussi le garde fou de la République Togolaise, du respect du bien public et de l’égalité des chances pour tous.

A nos dirigeants : qu’avez-vous fait de la défense de notre patrie avec la multiplication des coups de force permanents, les privilèges accordés aux uns au détriment de tous, l’impunité et la corruption qui gangrènent notre pays ?

A tous mes compatriotes, Togolaises, Togolais, faisons le serment que c’est par le travail que nous allons retrouver notre dignité. La liberté acquise et notre peuple épanoui, nous aurons alors le sentiment d’avoir participé à un projet historique commun dont nous pourrons tirer notre dignité dans le respect des uns et des autres. La fierté de voir, par notre attachement à la République, nos valeurs triompher, notre identité préservée et notre Patrie enfin édifiée.

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