Dans nos pays, nous avons trop souvent pensé que la nature du régime était la solution à l’ensemble des dysfonctionnements auxquels nous étions confrontés. De même, nous avons souvent considéré que le remplacement d’un homme par un autre, était suffisant pour changer notre destin. La vérité est qu’il faut que nos institutions soient stables et solides et que les dirigeants élus soient légitimes, qu’ils incarnent la volonté populaire de toute la nation. J’ai donc la conviction et la foi en un avenir radieux pour notre pays car nous allons forger ensemble notre destin pour le bien être de tous parce que tout va changer très rapidement !
Ce qui va changer c’est notre méthode de mobilisation de l’ensemble des ressources. Chacun apportera sa pierre à la construction sans retenue de l’édifice pour l’expression d’une vision claire et des ambitions solides. Ce qui va changer ce sont les mentalités pour un engagement total du pouvoir au service de la nation avec des dirigeants dévoués en phase avec leur époque et la population.
Pour réussir ce changement, nous devons au préalable nous interroger sur la véritable nature du régime actuel de la 4e République Togolaise.
1. La constitution togolaise actuelle est devenue totalement obsolète, inopérante et vidée de sa substance
La constitution togolaise adoptée par référendum le 27 Septembre 1992 et promulguée par la loi fondamentale de la IVe république le 14 octobre 1992 a subi des transformations profondes depuis son adoption au gré des décisions unilatérales du parti au pouvoir en fonction de ses intérêts et en application des accords politiques successifs et incessants avec l’opposition.
Il en résulte :
- Que la constitution actuelle ne correspond plus en rien à l’esprit consensuel et à la lettre de la loi fondamentale adoptée par les Togolais.
- Que la constitution en vigueur, qui change tout le temps et dont on ne connaît toujours pas la dernière version (la 29e sans doute) est totalement dénaturée, illisible, en raison du caractère anachronique du régime qui n’est ni présidentiel, ni parlementaire ni même semi présidentiel.
- Que la constitution en vigueur consacre le principe de cumul illimité des mandats électifs et exécutifs ce qui rend impossible l’alternance démocratique et le renouvellement de la classe politique.
- Un climat de suspicion permanent dans l’application des dispositions fondamentales jugées discriminatoires (Article 62 : résidence obligatoire sur le territoire au moins 12 mois avant les élections).
- Pire encore la constitution de la 4e république contient des dispositions inefficaces et handicapantes, voire inutiles pour l’action gouvernementale, (Article 51 – Le pouvoir législatif, délégué par le peuple, est exercé par un Parlement composé de deux assemblées, l’Assemblée Nationale et le Sénat.).
Si je suis élu, il n’y aura pas de sénat, ni de sénateurs ! Les couts et les dépenses des institutions sont assez exorbitants pour ne pas en rajouter (40 Milliards de francs en 10 ans c’est insupportable pour une économie sous perfusion). Le budget de ces dépenses nouvelles sera affecté à des actions prioritaires pour l’eau, la santé, l’électricité et l’éducation
Notre constitution a vécu. Je propose de changer le système et le régime politique pour donner l’impulsion nécessaire à la modernisation de notre pays et de ses institutions. Ce n’est que par ce changement que l’action du pouvoir exécutif pourra enfin être plus lisible, plus transparente et plus efficace.
A travers un référendum, nous devons instaurer la Ve république avec un régime présidentiel fort et équilibré pour restaurer l’autorité de l’Etat et accroitre l’efficacité de l’action gouvernementale
La conduite du pays vers une société de développement passe par un leadership clair et affirmé. Nous estimons qu’un Président de la République en charge de conduire les affaires de l’Etat, en tant que chef du gouvernement doit avoir une capacité d’action plus importante et plus efficace. Cette évolution permettrait à un homme ou une femme qui s’engage devant le peuple de tenir ses engagements et d’en répondre devant le peuple et d’être sanctionné le cas échéant. Opter pour le régime présidentiel reviendrait, au fond, à entériner la pratique du pouvoir telle qu’elle est installée avec un seul centre de décision. Il se trouve que la vie politique togolaise nous révèle des partis politiques relativement jeunes pour structurer durablement les options stratégiques du pays. La preuve en est la nomination des 4 premiers ministres et chefs de gouvernement dont 2 de l’opposition et 2 du pouvoir pour un quinquennat ; c’est trop ! A peine arrivé, déjà parti !
Peut-on garantir la lisibilité de l’action politique, la cohérence de l’action gouvernementale, l’efficacité dans la mise en œuvre des réformes avec un turnover aussi élevé au sommet de l’Etat ? Nous pensons que la clé de réussite des projets impose un minimum de stabilité et de continuité dans la conduite des affaires du pays. En clair, il ya lieu de s’interroger sur la nécessité d’avoir un premier ministre au Togo s’il doit changer tous les ans en servant de fusible pour le Président de la République. Les Togolais n’ont pas besoin d’un premier ministre avec un rôle de stagiaire à la primature !
Aujourd’hui et au vu des circonstances, nous optons donc pour le régime présidentiel permettant de se diriger vers un développement cohérent et partagé par tous. Le cadre sera défini avec tous les élus et la population en respectant les orientations suivantes :
- Régime Présidentiel avec le Président de la République, chef du gouvernement et des armées qui définit et conduit la politique de la nation
- Je rétablirai le scrutin majoritaire à deux tours
- Le président de la République sera élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois
- Les députés seront également élus pour un mandat législatif de 5 ans renouvelable une seule fois
- Interdiction de cumuler des mandats (électifs, exécutifs, conseil d’administrations des entreprises)
- Je propose un nouveau découpage électoral pour corriger la sous représentation des zones urbaines à l’Assemblée nationale suivant les critères de densité démographique mais aussi de couverture territoriale. Aucune circonscription actuelle ne sera supprimée.
3. Nous devons améliorer le cadre électoral
On nous dit que les élections seront libres, démocratiques et transparentes. C’est une rhétorique habituelle dont les Togolais sont lassés d’entendre. Tous les gouvernements qui se sont succédés ont promis la même chose. Et pourtant, chaque élection majeure au Togo s’accompagne de fraude massive, de résultats truqués et de violence politique orchestrée.
Tout cela doit changer et ça va changer ! En dehors de l’implication de la communauté internationale à toutes les étapes du processus électoral pour veiller à sa régularité, il est fondamental de :
- Regrouper les élections législatives et présidentielles, regrouper les élections locales et régionales
- Améliorer le cadre général d’organisation et de supervision des élections avec des moyens efficaces et permanents pour la CENI en toute neutralité
- Donner les moyens à la presse de jouer pleinement son rôle de contre pouvoir pour garantir la liberté des citoyens et assurer la transparence des élections par l’organisation de veillées électorales pour éviter les fraudes
Plus spécifiquement dans le cadre des élections présidentielles de 2010, je demande à tous les candidats de s’engager personnellement avec tous les militants à ne pas tricher ! Là est le fond du problème et nulle part ailleurs. Moi, je m’y engage !
Nous devons accroître la séparation des pouvoirs
Il est nécessaire de clarifier les domaines de compétence des différents pouvoirs qui interviennent dans la vie de la nation. Cette mesure, déjà largement inscrite dans nos textes actuels, doit faire l’objet d’une pratique renouvelée et plus développée.
Le Conseil constitutionnel doit veiller à garantir l’équilibre des pouvoirs afin d’éviter les abus et de faciliter l’harmonie institutionnelle à laquelle toute nation aspire.
Le pouvoir judiciaire : La justice est efficace lorsqu’elle est proche des citoyens et protège les victimes. Les efforts entrepris avec l’aide de la communauté internationale sont encourageants mais les Togolais ne perçoivent pas concrètement les fruits de ces efforts.
Je garantirai l’indépendance de la justice togolaise. Elle doit être impartiale et libre de toute accointance avec le pouvoir politique Pour être efficace, la justice doit être juste et les lois doivent être impersonnelles dans leur conception comme dans leur application.
Le pouvoir législatif : Le pouvoir législatif sera renforcé avec des initiatives parlementaires pour l’élaboration des textes législatifs. Pour renforcer l’exercice parlementaire, chaque groupe représenté à l’Assemblée nationale sera porteur d’une loi stratégique d’intérêt national pour l’avenir de notre pays. Missions parlementaires seront crées pour s’inquiéter de l’état de la nation.
L’Etat sera décentralisé avec des compétences nouvelles et accrues pour les régions.
L’Etat ne peut pas tout faire, partout et tout le temps. Nous pensons que le centre de décision le plus efficace est souvent celui qui est le plus proche des populations, ceci naturellement dans un cadre structuré par trois éléments : la liberté d’initiative, la justice territoriale et l’égalité des citoyens.
La décentralisation ce n’est pas transférer les tares et les insuffisances de l’Etat au niveau local. L’administration territoriale, ce n’est pas la multiplication des préfectures et sous préfectures administratives.
Il revient à l’Etat de fixer ce cadre de référence afin de permette aux structures décentralisées de faire un travail efficace au service des populations. En complément de ce cadre, il faut définir les conditions juridiques de la décentralisation : autonomie politique, à travers des élections locales libres et transparentes, et autonomie économique, à travers une organisation financière permettant à ces collectivités de lever l’impôt et de participer au développement économique.
Le dispositif doit être complété par une redéfinition des compétences et des pouvoirs des représentants de l’Etat sur le territoire.
Il est fondamental de créer des postes de gouverneurs dans chacune des cinq régions avec des pouvoirs essentiellement économiques (politique de l’emploi, développement). Ainsi, chaque région bénéficiera d’une feuille de route sur la stratégie de développement issu de la concertation entre les acteurs locaux avec la facilitation du gouverneur, qui veillera à cohésion nationale.
6. La corruption et la gabegie, c’est fini !
La corruption et la gabegie sont des fléaux qui gangrènent notre pays. Elles sapent tous les efforts d’attachement des citoyens aux valeurs essentielles du travail et de l’honnêteté et l’Etat Togolais ne fait rien pour y mettre un terme. Aucun pays n’a mené une lutte efficace contre la corruption par la en créant des commissions tous azimuts, d‘autant plus que dans les consciences collectives de nos compatriotes, notre pays est devenu le cimetière des lois et commissions enterrées.
Je mettrai en place en urgence une brigade financière, un pole financier de la justice avec des protections et moyens appropriés pour traquer la délinquance financière sans aucune possibilité d’interférence de l’exécutif dans l’action de la justice.
La presse pourra désormais dénoncer librement le gaspillage de l’argent public et la transparence financière sera la règle de fonctionnement de l’administration togolaise.


Il est vrai que le togo tarde a se hisser des pays democratiques de l’Afrique en general et en particulier la sous region ouest africaine.Même votre voisin immediat, le Ghana nous a doonnés une idée sur la democracie participative en elisant à la magistrature suprême John Atta. C’est justement la raison que je dis et je reaffirme que la democratie togolaise est toujours en fase transitoire, pour la simple raison qu’il n’y a pas encore de alternance politique.C’est d’ailleurs le lieu de rappeler qu’il est temps que le togo monte dans le train de la democratie, seul gage du develloppement et de la croissance economique. Avant tout,il faut que nous changions la regle du jeu qui nous a été imposé par le regime du feu Eyadema, paix à son âme pour que le prochain president soit vivement accepte par tous. Par ailleurs, j’aimerais que vous sachiez le type de regime que vous pretendez instaurer n’est pas la meilleure solution, puisqu’il y aura des situations où un parti devrait constituer un pacte avec autre parti pour pouvoir gouverner a moins qu’il ait sorti des sorti un parti majoritaire. Même dans ce cas precis, ce tipe de regime mayoritaire tend à disparaitre surtout en Grande Bretagne( le parti liberal britannique ne continue de talonner les 2 grands partis mayoritaires pour se hisser au rang des partis bien assis sur l’echiquier politique britannique).par consequent le togo n’a pas non plus d’un regime parlementaire, car il donnera de plein pouvoir au president avec un parlementarisme devalué. il serait bon de renforcer la capacite de decision, c’est a dire a la figure du PM pourqu’il gouverne en colaboration avec les autres institutions dela Republique au regard de sa presence comme un messanger du president(voir la function du PM ). tel type de regime transforme le president a un « despote democrate »
je vous de toute façon plein succes dans votre realisation
vive le togo